mercredi 25 juin 2008

116. A part ça...

Je sais que ça ne se fait pas de se plaindre de son job sur internet.

Ca se fait d'autant moins que j'aime mon métier, et que j'ai l'immense privilège de pouvoir en vivre. Je ne me plains pas vraiment, en fait... mais tout de même, il y a des jours où je suis partagée entre le fou rire et la consternation.

Lundi, l'un de mes donneurs d'ordre me contacte : "Une nouvelle traduction, 18 pages, à rendre pour mercredi, ça irait ? Je t'envoie le texte d'ici 16h au plus tard".

Bon, me dis-je -- 3 jours de délai, 18 pages, au vu de ma charge de travail actuelle, c'est largement faisable tant que je reçois le doc dans la journée. Mais lundi passe, puis mardi matin, puis mardi midi, puis mardi soir... toujours pas de texte, malgré deux relances et un coup de fil de ma part. Encore un truc qui tombe à l'eau, me dis-je, ce n'est pas la première fois.

Puis ce matin, à 11h30 très précises, le texte arrive, suivi de la petite phrase : "le délai reste inchangé". Notez la délicieuse ambiguité.

Je renvoie un mail : "'inchangé' c'est-à-dire '3 jours pour m'acquitter de ma tâche', c'est bien ça ?"

"Non, il nous le faut pour ce soir".

Oui.

Ouiouiouiouioui.

A force de tractations et de supplications, j'ai réussi à négocier un délai pour demain "fin de matinée, mais au plus tard, hein !"

J'aime mon métier.

Bon, allez -- sur ce, je vous laisse, j'ai encore 9 pages à traduire, moi.

4 commentaires:

Claire a dit…

KHA! KHA! Perfides et méprisables! J'espèèère qu'ils se sont excusés, au moins!!!!

Fran a dit…

Comment ? Des exc... quoi ? Hein ? Où ça ?

Bé non, hein ! C'est MOI qui perturbe leur fonctionnement avec mon cerveau misérablement limaçon, ne l'oublions pas ! -_-'

Marion a dit…

Tarifd'urgence Purée il y en a tarifd'urgence qui abusent vraiment... Quand je vois tarifd'urgence comme j'ai honte quand j'ai deux jours de retard pour un texte tarifd'urgence de 3500 signes!!

(*Message subliminal inside*)

Fran a dit…

Ben là, l'indignation vertueuse et la fatigue aidant, j'ai tenté le tarif d'urgence -- à quoi on m'a opposé une fin de non-recevoir polie mais ferme : "tu fonctionnes selon nos grilles de tarif, on ne peut pas tout changer au simple motif qu'on est en retard".

(Euh... si, quand même... non ?)

Enfin ! C'est comme ça ! Merci du soutien, en tout cas !