mardi 10 avril 2012

562. Sommeil (complet)

I.
La nuit le corps ne se reconnaît plus
En chien de fusil le bras sur les yeux
tes os penses-y -- en bataille

II.
Sous tes paumes tes flancs s'élargissent
Liberté ô royaume -- qui charrie ton sang
La nuit le corps ne se reconnaît plus

III.
La nuit le corps ne se reconnaît plus
Estuaires au pli de ton coude -- deltas aines
si accueillants au reflux de tes nerfs

IV.
Dissoutes dans le tiède où sont tes frontières
-- au-delà des territoires où ta pensée t'égare
La nuit le corps ne se reconnaît plus

vendredi 6 avril 2012

561. Get hold of a skull

J'ai trouvé un article parfaitement fascinant dans le Guardian. Comme il s'agit de listes, j'en mets un extrait ici...

"On the Utilities. Spectacles with case, firestick, fork, bistoury [a surgical knife], charcoal, boards, sheets of paper, chalk, white wax, forceps, pane of glass, fine-tooth bone saw, scalpel, inkhorn, penknife.

"Get hold of a skull. Nutmeg.

"Observe the holes in the substance of the brain, where there are more of less of them.

"Describe the tongue of the woodpecker and jaw of a crocodile.

"Give measurement of the dead using his finger [as a unit].

"Get your books on anatomy bound. Boots, stockings, comb, towel, shirts, shoelaces, penknife, pens, a skin for the chest, gloves, wrapping paper, charcoal."

Il s'agit de la to-do list de Léonard de Vinci, avant un voyage à Pavie ; je la trouve extraordinaire. On dirait un poème… et j'aimerais bien que la mienne, de to-do list, soit aussi intéressante. (Get hold of a skull !)

jeudi 5 avril 2012

560. Music

Clear delineations
brainwhorls
Bach is good for your ears

mardi 3 avril 2012

559. Giboulée d'avril

Métallique et douce cependant
juste là au fond de la gorge
-- la pluie est tombée

dimanche 1 avril 2012

558. A part ça...

Alors : Ewan McGregor en costard. Ewan McGregor en jogging moulant. Ewan McGregor en blouson de motard. Ewan McGregor en jeans et t-shirt noir. Ewan McGregor en col roulé noir. DEUX Ewan McGregor à la fois.

Et Djimon Honsou.

Moi je dis : merci The Island.

dimanche 25 mars 2012

557. Sommeil

I.

La nuit le corps ne se reconnaît plus
En chien de fusil le bras sur les yeux
tes os penses-y -- en bataille

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C'est le début d'une chose à laquelle je travaille depuis quelques semaines... La suite à venir, à moins que je poste tout d'un coup quand ce sera fini. Suspennnnnse ! :)

lundi 19 mars 2012

556. Il pleut des étoiles dans notre lit

Il pleut des étoiles dans notre lit
Collection choisie par A. Velter
Ed. NRF, collection Poésie

A l'abri du vent, on peut entendre l'herbe pousser --
un léger roulement de tambour par le bas, le faible grondement de millions de flammèches, c'est ainsi qu'on entend l'herbe pousser.

Pour reprendre un peu contact, de petits morceaux du livre Il pleut des étoiles dans notre lit, un mince recueil comptant une sélection de poèmes de cinq écrivains du Grand Nord : Tomas Tranströmer, auteur du passage ci-dessus, extrait du poème Baltiques, mais aussi Pentti Holappa, Jan Erik Vold, Inger Christensen ou encore Sigurdur Palsson, qui a écrit les lignes clôturant ce post.

Rien de plus à dire... je voulais juste partager ce ton assez particulier, que je découvre pour la première fois.

Ensemble nous les construisons
chaque fois que nos yeux courent par les lignes
nous nous retrouvons
sur les chemins de poésie
Et quand même ils ne seraient pas
sur la carte
il y a lieu de les étudier

Tu rêves que les gens marchent par ces chemins
Mais vers où ?